La région bordelaise est réputée pour sa beauté, son histoire et la popularité croissante de son marché immobilier. Cependant, récemment, une tendance à la baisse des prix des propriétés existantes a été observée : elle est significative. Ce développement inhabituel est dû à plusieurs facteurs importants qui ont modifié le marché immobilier ancien de la ville.

La dépense des biens anciens liée à la hausse des taux d’intérêt

L’une des principales causes de cette baisse des prix est la hausse significative des taux d’intérêt. Pour démontrer l’effet de cette augmentation, prenons l’exemple d’un acheteur type. L’année précédente, un acheteur gagnant 5 000 € par mois pouvait emprunter jusqu’à 400 000 € pour financer son bien. Cependant, en 2023, la hausse des taux d’intérêt a entraîné une diminution de la capacité d’emprunt, qui a été réduite à 290 000 €.

Ainsi, le nombre d’acquéreurs, notamment de primo-accédants, a considérablement diminué. Si l’on suppose que la population des primo-accédants représentait 35 % des acheteurs l’année précédente, ce chiffre ne devrait pas augmenter cette année. En fin de compte, le marché a été témoin d’une baisse significative de l’accessibilité à la propriété pour les familles à revenu moyen.

De plus, les banques ont considérablement augmenté le nombre de refus de prêts, ce qui a conduit à un désir d’éviter le crédit et favoriser l’épargne. Cette situation a également eu un impact significatif sur le marché, augmentant le nombre d’offres disponibles : avec moins d’acheteurs et plus de propriétés sur le marché, la concurrence s’est intensifiée, ce qui a entraîné une baisse des prix des vendeurs.

L’effet des nouvelles réglementations locatives sur la valeur des biens dans l’immobilier ancien

Une autre cause importante de la baisse actuelle du prix des biens anciens à Bordeaux est les changements législatifs concernant la location des biens immobiliers. Premièrement, le plafonnement des loyers a été introduit, ce qui a limité la viabilité des investissements immobiliers. Cette mesure, conjuguée à la hausse des taux d’intérêt, a dissuadé de nombreux investisseurs.

De plus, les nouvelles lois concernant l’isolation ont entraîné de graves conséquences pour les propriétaires. Aujourd’hui, les propriétaires sont tenus d’entreprendre d’importants projets pour améliorer l’efficacité énergétique de leurs propriétés. Les appartements avec une mauvaise étiquette énergétique ne sont plus disponibles à la location, ce qui pose un problème important aux propriétaires. Cette situation a dissuadé de nombreux investisseurs de continuer à acquérir de l’immobilier dans la région bordelaise.

Un climat d’ambiguïté

La combinaison de ces deux facteurs, c’est-à-dire la hausse des taux d’intérêt et les nouvelles règles en matière de contrats de location, a créé une incertitude sur le marché immobilier bordelais. L’incertitude est un facteur important dans la décision d’acheter ou de vendre un bien immobilier.

Avec un nombre réduit de primo-accédants et d’investisseurs, mais une offre de propriétés plus importante, le marché est devenu sursaturé, ce qui a entraîné une baisse significative des prix. Les futurs acheteurs deviennent plus prudents, hésitants à engager des fonds sur un marché perçu comme peu rentable et où la valeur future de leur propriété est incertaine.

Globalement, la baisse actuelle du prix des propriétés anciennes à Bordeaux est attribuée à de multiples causes, notamment une augmentation des taux d’intérêt, une limitation des loyers et de nouvelles lois sur l’énergie, qui ont suscité le doute et la prudence sur le marché des acheteurs et investisseurs. Il est évident que Bordeaux connaît une période de mutation de son marché immobilier, et l’avenir de cette transition est encore inconnu.

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